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AUCUN COMMENTAIRE H.S. SUR CET ARTICLE.

AUCUN COMMENTAIRE H.S. SUR CET ARTICLE.
10 mai 1990 - 16 juin 2009. ____________________________________________________ Réveille-toi, dis-nous que c'est une blague, ouvre les yeux.


R . I . P






Il suffit d'une seconde pour ouvrir les yeux,
mais tellement de temps pour les fermer sur ce que l'on nous vole.
La vie offre tout ce que la mort nous reprend.
Ton corps est-il aussi froid que les parois de nos coeurs.
Que nos mains glacées, brûlantes d'envie de te toucher encore.
Que le sang de celles-ci refuse de couler encore la vie.
Tes yeux sont-ils aussi fermés que les portes de nos sourires.
Les souvenirs sont devenus mes seuls ennemis.
Yann L ., 16.06.09 , à jamais .


IMMORTAL.
Je ne crois en aucun Dieu, en aucun mythe,
Je crois seulement en Toi*, toi seul & nul autre
.







J'essaie pourtant d'être la même. Je vais si bien d'avoir mal. Ma tête se vide, mon esprit s'enlise. Comme un trou dans une clope, je n'sens plus le goût d'la vie. J'n'ai plus envie. Il existe bien des choses impossibles. Faire face à la solitude, aux remords & aux regrets. J'ai appris des vérités si douces pourtant tellement blessantes, parc'que vaines à présent. Aucun retour après ton départ. Mes yeux cherchent encore les lumières des tiens. Je me souviens des promesses que tu m'as données, je n'oublierai les secrets que tu as su garder, comme ceux que je ne divulguerai jamais. Tu as laissé tell'ment de "rien". Comprends-tu nos pleurs étouffés, nos sourires envolés? Nous pardonneras-tu le mal que l'on se fait? Yann, sans toi, il n'y a plus rien, les masques se transforment un à un. Masque de sang dont on ne pourra se débarrasser. Jamais. Ce n'est pas faute d'avoir chercher l'oubli, si encore avions nous pu le trouver... Ressens-tu nos soupirs enlacés? Combien de temps devront nous encore garder cet espoir destructeur? Chaque fait, parole, acte, chaque pas me ramène à ta pensée. Ta* chanson, la dernière, résonne dans mon âme entière, comme un disque rayé, qui ne s'arrête jamais. J'ai essayé de chasser les démons de mes nuits, sans pouvoir leur faire entendre raison. Yann, tu me hantes, tu nous hantes. N'as-tu pas vu qu'à l'entrée de nos portes, chaque soir, nous déposons nos semblants, pour nous abandonner aux sentiments. Savoir que pleurer notre saoûl ne te ramèneras pas à nous. Yann L., on s'habitue au mal-être, on n'se remet jamais de la perte. Plus loin c'est le vide, et après, il n'y a rien. Mais où que tu sois, n'oublies pas qui tu es. I miss You so much.. .


No fear (Destination darkness) - The Rasmus.


Tandis que certains dorment, d'autres se lèvent. Pendant que quelques-uns fêtent leur anniversaire, & que plusieurs s'étonnent, s'engueulent, rient aux éclats, se gamellent en courant, ou s'adonnent à diverses occupations, moi je suis là, à chialler comme une conne, parc'que tu me manques. Et j'ai l'impression que tout, autour de ma petite personne, et au delà de ma vision, oui, absolument tout, a cessé de fonctionner. Ou peut-être que c'est moi, et seul'ment moi, qui refuse de voir que le monde continue de tourner, comme s'il ne s'était rien passé. Comme si jamais aucun accident n'avait eu lieu. Dans ma tête d'ailleurs, c'est le cas. Incapable de réaliser encore totalement, c'est une baffe dans la gueule, à laquelle j'ai droit, lorsque la réalité me rattrape. Un tel manque ne peut exister. Yann, deux mois aujourd'hui, deux mois que tu n'es plus. Deux mois qui ne sont rien comparés à l'importance de la perte. Rien ne te ramènera à nous, rien du tout. Regarde-nous, le mal que l'on se fait, les monstres que nous sommes devenus. Que vois-tu, dis, que vois-tu, au delà des morceaux d'âmes déchiquetées ? & même si j'ai toujours été gauche, et maladroite pour exprimer ce que je ressens, je sais que je t'aime, et que tout s'écroule sans toi et devant moi. Yann Leyssenne, à jamais, repose en paix Dimanche 16 août 2009.





Quatre heures & demie du mat', à peine couchée, réveil immédiat. Douche froide de souvenirs morts et de pensées bien amères. On est l'seize, le Dimanche seize Août deux-mille-neuf... Manque. Pire qu'l'overdose, il m'a atteinte. Rendez-moi ma dose, mes cachets, les somnifères cachés sous le parquet. Celui sur lequel tu as marché, celui sur lequel tu t'es effondré. Béton armé. Défense d'approcher. Aucun destinataire. Joyeux bordel, les maisons closes, l' tapage nocturne, tout c'dont on se foutait n'a jamais eu d'importance. N'émanera de ta pensée que la souffrance de ton absence. Quatre heures & demie du mat', & tout r'commence.




Dis, qui m'engueulera parc'que je suis nulle à Tekken, qui fera semblant de perdre pour me faire plaisir, ou pour m'énerver, dis.. ? Et qui fera tes conneries ? Bordel ! Qui se foutra de ma gueule parc'que je suis la seule fille qui a un papillon coincé entre deux mèches de cheveux en sortant de cours ? Dis, quelqu'un prendra-t-il ta place de protecteur ? Non, je connais la réponse, non... Et qui répondra à toutes mes questions idiotes ?! Je ne renverrai plus chier personne parc'qu'il est trop grand, ou parc'qu'il est mal coiffé. Où sont passés tes quatre mètres de gentillesse, celui qui s'endormait n'importe où, n'importe quand ? Repos éternel. A quoi bon chercher encore ce qui n'existe que dans le coeur. Ca m'manque, tout ça, toutes ces petites attentions, que tu me portais comme aux autres. Le seul qui trouvait drôle de faire des pompes à roues dans les nouvelles galeries, ou de jeter son sac chez des vieux pour une certaine raison. Qui défiait et se foutait de tout. L'mec qui osait cracher sur "mémé-cannes". Celui qui n'avait peur de rien, mais qui effrayait beaucoup d'autres. Entendrais-je encore tes excuses bidons pour ne pas venir, alors que la seule cause était ta PS ?! Et plus jamais je ne reviendrai derrière ce Théàtre, tu sais, en le détruisant, ils ont anéantis tout un été. C'est idiot, et je suis une abrutie de penser que tu reviendras, sans ta moto, en gueulant parc'qu'elle n'a pas voulu démarrer. Revivre ce jour à un détail près, tout calculer. Tu n'voulais pas ça, hein ? Jamais tu n'aurais souhaité tous nous abandonner, hein ?! Que doit-on penser à présent ? Et qu'en sera-t-il de nous, qu'adviendra-t-il de nos pensées, est-c'qu'un jour, on arrivera ne serait-ce qu'à prononcer plus aisément, les mots qui, pour le moment, nous sont impossible d'accès ? Yann, combien de fois revient ton prénom dans nos écrits, combien de fois l'entends-tu, plus que de par nos paroles, de nos appels au secours ?! Reviens-nous, je t'en prie, tu étais le seul à qui il ne pouvait rien arriver, et surtout pas le pire. Le garçon plus grand que moi, que j'appelais "Mon deuxième petit papa". Adieu ?




Chut
, ce soir, quelqu'un est parti. & recommencer. Stop! Ne jamais s'arrêter, et j'ai peur des lendemains silencieux, alors que les battements de ton coeur, donnait, outre le rythme, un sens à la vie.





Trois mois aujourd'hui, trois mois que tu n'es plus là. Moi, je n'comprends pas. Les jours passent, pire ou mieux, on s'en fout. Les heures défilent, sous l'compteur, alors qu'pour toi, l'horloge est cassée, même les siècles, n'veulent plus rien dire. Quant à notre présence, elle devient insignifiante sous l'poids d'la fatalité. Sous les sarcasmes du manque, & les pleurs du bonheur. On a posé les armes, on est dev'nu vulnérables. Tu étais nos forces, nous sommes ta défense. Abandon précipité. Manipulation de Morphée, perfide existence. Moi je n'comprends rien. De toutes ces rêveries crevées. J'joue encore, mais j'vais finir par me faire grillée par l'ennemi. Quoi qu'il m'a déjà eue, déjà anéantie. En cassant l'rôle le plus important de l'échiquier. Moi j'suis juste un pion, noir, qu'on oublie de sortir quand on ouvre la partie. Toi, tu étais toujours le premier sur le blanc. Moi, j'n'ai jamais rien compris, puissante et forte, la tour s'est éffondrée, sous les yeux du roi, & les beautés de la reine, devant ses pions, & les rires du fou. Yann, on sait, on n'se relève jamais. Tu m'manques, tell'ment. Je t'aime. <3 YANN.




Se lever, tous les jours, parc'qu'on le doit, et se battre, à chaque instant. Se remémorer, même inconsciemment, le moment auquel on a su que tout allait basculer. Là, à l'arrière de cette voiture. Ces mots. D'une voix faible, d'une oreille sourde, mais si puissants. Les pires, je crois. Ceux qu'on redoute toute notre "vie", ceux qu'on tente inlassablement de fuir, afin de ne jamais être confronté à leur signification. L'attente interminable dans la chambre vide, pourtant remplie d'odeurs. Nauséabondes. Et compter les petits points noirs qui jonchent le sol, en pensant que c'est le nombre d'années qu'il reste encore. Mais il n'en est rien. On s'écroule, on se laisse enfermer, dans cette odeur, de plus en plus forte, de regrets. On se laisse sombrer, glissant entre les doigts des matins d'espoir. On oubli la raison. On laisse, petit à petit, s'installer son contraire. Une fois, deux fois. C'est terminé. Plus jamais. Et se rendormir, doucement. Sans jamais plus rêver.


Le miroir s'est brisé. 1 an, 2 ans, 3 ans.. . Ah non, c'est trop tard, le malheur est passé. Pourtant j'ai mal encore, là, en dedans, le petit organe me brûle, il se tourne & se retourne dans sa cage, il me supplie. Petits morceaux de verre. Reflet atrophié. Comment ai-je pu être aussi idiote pour ne pas l'arrêter en même temps que le tien ?. Ce petit coeur, insignifiant, et inutile. Si j'avais su ce qui m'attendait, n'aurais-je pas fait demi-tour ?. Tu me manques, tellement, ton Empire manque à mon petit monde, rempli, maintenant, de nostalgie, et de petits sujets de bois. Des regrets articulés, des pensées encore mortes de peur, des couleurs figées. Noir, blanc, gris, noir, blanc, gris.. . La mort décide de séparer ses pions, lorsqu'eux, décident de se séparer d'elle. C'est la triste réalité. Aussi vraie que ces morceaux de glace dans la peau. Aussi puissante qu'un coup dans la nuque, et aussi stupide que ce qu'il reste de moi, quand toi tu n'es plus là. Retirez-moi les nuits, mes frissons, si d'autres les désirent, mais ne me prenez pas mes rêves. Sept ans de malheur en une fraction de seconde.


" Ecorces de rêves, bribes de plaintes, lamentations, je tombe encore dans l'abîme des petits faibles. L'enfant a pleuré. Triste réalité, un genou écorché. Et moi j'ai hurlé, le coeur à côté. T'es parti, moi aussi. J'ai vu tant de choses belles, et de sadiques malheurs, que la faiblesse, je la sais. Et la raison, reste oubliée. Le contraire reprend sa place et je le tais. Parc'qu'erreur, j'ai raté. Défection des sens, laideur du corps. Coma, troubles, vertiges, fuite. J'ai fermé les yeux, je les ai rangés, les cachets, cachés. Douce injustice, c'est toi, pas un autre. Vieille amertume, mauvais goût d'abandon sur les lèvres." Tomorrow'll be a bad day.


Quatre mois, depuis ce tragique accident, le seize Juin deux-mille-neuf, à dix-neuf heures trente cinq.
Au revoir. Adieu.. .

On s'invente un autre monde, un petit bout de "vie" un peu différent. Utopie, le manque est inexistant là bas. Puisqu'aucune perte. On imagine son "Ailleurs", encore meilleur. Bulle d'illusions, on s'enferme, on se tait, parc'qu'on a plus personne à qui le dire. Les autres. Mais quoi qu'on fasse, ici bas, tout nous manque un jour. Tout nous échappe toujours. Pénurie, chaque jour. Il n'y a plus rien ici, qu'une façade gelée de souvenirs, carapace de fer, couvrant derrière elle, un tas d'esprits errant dans les ruines de ton passage. Chacun s'enferme avec les "jouets" qu'il veut, si bien que ces personnes le veuillent aussi. Le jeu est terminé, et j'ai perdu. Alors toi, tu as quitté mon rêve, et en claquant la porte, tu as provoqué un Enfer. Les tableaux sont tombés, les miroirs aussi, renversés. Quant au petit coeur de verre, qu'en est-il déjà ? Ton Empire face à mon monde si fragile. Oui, moi j'ai choisi de ne m'enfermer qu'avec mes regrets, tes fantômes. Bouffés d'un passé sans lendemain.


Avancer sans savoir où l'on va, oublier en un instant ce qui se trouvait derrière la porte précédente. Couloir d'ombres, s'y perdre, avec tant de maladresse que de peur. Frayeur. Le visage éclaté, les morceaux de verre brûlent les joues déjà creuses et explosées. Misérable vision. Minceur de l'esprit, maigreur de l'âme. Gerber pour disparaître. Mais à quoi bon, si même ailleurs, tu n'es pas là ? Chaque bruit de pas, sursaut, mais non, ce ne sont pas les tiens, jamais. S'écraser ce qu'il reste des os sur le parquet. Les murs se ressèrent, les portes se ferment derrière toi. Clos; c'est un peu la faim. Fin, il ne reste rien. Alors bouffer les meubles, de marbre. Se sentir plein, puis déborder enfin. Hurler de douleur, parc'qu'il fait mal, il fait plus mal qu'il ne fait noir, ici. Et froid aussi. Le sang s'accélère, pas le tien. Le coeur se fige et les souffles sont neutres. Râles animaux. Silence. S'arrêter là parc'qu'il ne semble plus rien y avoir que le vide. Et l'envie peut-être, de torturer la torture. Saut.

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# Posté le mercredi 17 juin 2009 07:05

Modifié le samedi 07 novembre 2009 18:50

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